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  Palenque, Chiapas, Mexique
envoyé le vendredi 29 mai 1998, à 22 h 04



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JOURNAL - jeudi 28 mai

Finalement, notre ami Tonio n'est pas venu nous rejoindre.   Il voulait venir avec nous à Palenque.   Nous sommes entrés dans le Chiapas, cet état si dangeureux.   Nous avons plutòt l'impression ici d'être dans une espèce de paradis, un petit hôtel tout à fait charmant, grande chambre, douche et hélicoptère au plafond.

Nous avons rencontré un barrage policier.   La différence ici, c'est qu'ils ne font pas de farce sur les filles et qu'ils portent des gilets pare-balles.   Ils nous ont demandé nos passeports et c'est tout.   Notre look un peu peace and love ne nous a pas nuit jusqu'à maintenant.   Ici à Palenque, nos voisins de chambre parlent anglais.   Nous ne sommes plus les seuls touristes, et ça se comprend, nous sommes sur la ruta maya.

Nous apprécions beaucoup que vous nous écriviez, mais s'il vous plaît, considérez ce journal comme une réponse, car nous ne pouvons répondre à tous.   Nous avons reçu plus de 30 courriels jusqu'à maintenant.

Un autre élément que nous n'avons pas abordé jusqu'à maintenant, c'est que toutes les longues heures, comme conducteur ou passager, sont des moments privilégiés de réflexion, seul avec soi-même et, croyez-moi, ça réfléchit.   Le soir, il arrive qu'on se fasse un rapport de nos réflexions et peu d'autres personnes sont au courant.   Alors, ne vous attendez pas à un rapport dans ce journal, à moins évidemment que la réflexion porte sur ce que provoque ce voyage....   comme des changements dans l'échelle des valeurs sur les choses essentielles, etc.   On peut déja vous dire qu'au Québec, on est gâté pourri et que ça ne fait pas de nous des gens souriants pour autant.   Si vous saviez comment c'est beau de voir sourire quelqu'un qui n'a presque rien, souvent même pas de dent, mais c'est un sourire heureux.   Regardez le vôtre dans le miroir, avec vos dents refaites, blanchies, polies...   Vous avez l'air heureux ?

Petit souper à la Pizzeria Palenque : 6 clients, 6 touristes.   Ça fait changement.   Les touristes ici sont quand même spéciaux  -  pour la plupart des routards, du tourisme d'aventure.   Vers la fin du souper, trois petites filles (6, 8 et 10 ans) veulent nous vendre des bracelets et des petits animaux.   Les trois petites aux couleurs et au faciès caractéristiques des Mayas étaient belles à voir et d'affaire, croyez-moi.

Palenque, belle petite ville, est à 8 km d'un grand site historique de la civilisation maya.   Ce soir, petite soirée tranquille, j'écris.   Pokus, guitare en main, se laisse inspirer par l'endroit et les émotions du moment, et on chante.



JOURNAL - vendredi 29 de mayo

Aujourd'hui,  y'a pas de mots pour décrire ce que nous avons vu.   C'est à couper le souffle !   Nous avons visité les ruinas maya de Palenque.   Pyramide, temples, palais...    silence et respect conviennent beaucoup mieux.   On peut facilement vous donner quelques détails techniques, mais jamais on ne pourra vous transmettre l'émotion de cette journée...    mémorable.   Émotion palpable.   Hallucinant.   Pour l'instant, c'est les seuls détails que vous pouvez avoir.   Si vous voulez comprendre, vous n'avez qu'à venir nous rejoindre.   On verra ça ensemble...

Nous avons encore Uxmal, Chichen Itza et Tikal sur notre route.   Demain, on reprend la route, direction Campeche et Merida.

Hasta luego !
Pokus y Harfang

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