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  Valladolid, Yucatan, Mexique
Message transmis le lundi 1er juin 1998, à 13 h 06



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Hola periodico, lunes primero de junio, Valladolid, Yucatan

Sabado, trienta de mayo

Yo escribo en Nómada en la ruta maya.   Hier, pris par l'émotion causée par la visite des ruines mayas de Palenque, les mots ne venaient pas.   Évidemment, il y a plus d'une façon de visiter des lieux semblables.   On peut dire : ils sont fous ces Mayas d'avoir transporté autant de pierres pour bâtir ça  ou...   s'asseoir en ces lieux et sentir la vibration que ces pierres dégagent et se rappeler qu'il y a 1500 ans une grand civilisation de l'histoire de la planète y vivait.

"Nous sommes quelque chose comme un grand peuple" a dit René Lévesque, mais une grande civilisation, j'en doute, tant par nos idées que par nos réalisations.   J'aimerais bien revenir voir le stade olympique en l'an 3500.   Alors, voir ces gigantesques monuments tout comme les pyramides d'Egypte ou la grande muraille de Chine, comme un vulgaire tas de pierres, c'est d'avoir une bien courte vue.

À l'intérieur de El palacio (le palais), assis par terre près d'une grande place, un grand théatre, en faisant silence à l'intérieur de soi, on peut presqu'entendre les bruits et la musique de l'époque.   C'est pas une hallucination, mais ça doit y ressembler.   À l'intérieur d'une autre grande pyramide, un grand temple, en descendant les escaliers d'une galerie souterraine, des sueurs froides et un grand silence nous envahissent.   Seul le bruit de nos pas est audible et là, tout en bas, le tombeau du Grand Pakal, et tout à coup, une trentaine de secondes d'apnée...   Réflexion en silence puis ascension de ces marches de pierres mouillée et rendues glissantes par l'humidité.   Puis, à l'extérieur, redescendre ces innombrables marches deux fois plus hautes que larges.   Plus essoufflantes à monter quà descendre, mais moins rassurantes à descendre qu'à monter.   Ensuite, d'autres ruines, des habitations plus profondément installées dans la jungle.   Prendre une marche dans le Parc national de la Mauricie c'est une chose, mais prendre une marche dans la jungle c'est autre chose.   Les érables, les épinettes et les lièvres, on oublie ça.   C'est très chaud, très humide, très v´g´tal et très habité d'animaux qu'on entend et qu'on ne voit pas et d'autres qu'on voit sans les avoir entendus.

Ce soir, Campeche, à l'hôtel Colonial.   La ville est fortifiée et les rues en pavés sont étroites.   Les maisons sont colorées, très beau à voir.   Nous prenons une marche dans le grand parc après le souper.   Nous sommes en plein coeur des festivités entourant le Jour de la marine.   Il y avait des spectacles, expositions, chants, danse....   Spectacles faits par eux, pour eux, pas pour les touristes.   De toute façon, il n'y en a pas beaucoup ici et on se demande pourquoi, c'est tellement beau.   Avant d'écrire ces dernières lignes, je venais tout juste d'appeler ma mère et lui dire entre autre que les seules gouttes d'eau qu'on avait vues tomber venaient de notre front.   Eh bien, 10 minutes plus tard, "y mouille à boire deboute".


Domingo trienta y uno de mayo

On quitte pour Merida.   Belle ville, beaucoup d'activités familiales en ce dimanche, spectacle dans le parc Santa-Lucia.   Tout près, nous dînons dans un petit resto tout à fait charmant, le Santa-Lucia (allo Lucie).   Puis dodo à Progresso.   Du lit, on voit la mer !   Excellent repas de crevettes pour une fois et demie le prix d'un repas à la cafétéria de l'hôpital.   Il y a, dans l'hôtel d'à côté, deux gars qui sont descendus du Colorado en pick-up, faut-y être assez fous !!   Ici, la mer est calme, bleu azur, et chaude, très chaude.


Lunes primero de junio

Départ tòt le matin en direction de Cancun.   Arrèt à Valladolid pour vous écrire.


Hasta la vista !
Harfang y Pokus

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