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  Flores, Peten, Guatemala C.A
Message transmis le mardi 9 juin 1998, à 17 h 56



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JOURNAL

Lunes 1 de junio

Avant de partir, on s'est demandé tous les deux si le voyage risquait de nous changer.   Je crois que le changement opère :   dans la façon de voir les choses de la vie, les mentalités, la philosophie.   Aujourd'hui, nous sommes dans la très américaine Cancun.   Les BurgerKing, McDonald, Coca-Cola, Domino's Pizza, Pizza Hut, PFK...   règnent en maîtres ici.   When you're white and blond, they serve you in English.   And you can pay in US$ !   Où est le beau Mexique avec ses Mexicains et ses belles Mexicaines, souriants et accueillants ?   Où sont leurs mets si chauds, leurs rythmes si vivants ?   Ce soir, quelques bières sur une terrasse.   À part la chaleur, à Montréal, Trois-Rivières ou Shawinigan, on aurait entendu la même musique.   Cancun la belle...   on s'ennuie un peu de Palenque, Alvarado...


Martes 2 de junio

Aujourd'hui, pause obligatoire réclamée par Nomada :  problème de freins.   Au troisième garage, on trouve le problème, mais pas capables d'avoir la pièce.   Qu'à cela ne tienne, ils en ont fait une et ça marche.   À la fin de la journée, on passe par la belle Cancun des touristes :  la Zona Turistica.   De toute beauté.   J'imagine que si tu as de l'argent, elle doit être facile à dépenser ici.   Comme présentation, c'est très américain.   On se sent comme aux "states".   Entre deux hôtels de grand luxe, on se faufile jusqu'à la mer.   WOW !   La mer des Caraïbes !!   D'un bleu vert aqua,  je ne sais plus trop, mais très belle et très chaude.   Pour ceux que ça intéresse, cette plage est à 7000 km du Centre-Mauricie, Québec.   Ce soir, on couche à Playa del Carmen (allo Carmen).


Miercoles 3 de junio

Hier soir, petite marche dans les rues piétonnières de Playa del Carmen -  de toute beauté.   Eux aussi vivent par et pour le tourisme.   Aujourd'hui, petite journée relaxante, essai pour Internet, mais le serveur ne voulait pas... alors à plus tard.   Dîner sous les arbres qu'on a étiré longuement, puis la siesta, et finalement la baignade dans la mer des Caraïbes.   Ici les hauts de maillot sont facultatifs et quelques-unes le savent.   Ce qui ajoute à la beauté du paysage déjà féérique.   Souper dans un resto-bar-terrasse;   une bouffe et un service impressionnants, une ambiance incroyable et tellement romantique qu'on se demandait ce qu'on faisait là, deux gars.   Un retour à Playa del Carmen dans d'autres circonstances serait à planifier.   Pour accompagner le souper, un orchestre péruvien jouant le folklore sud-américain.   On a même eu droit à la musique de Zorba le grec jouée à la péruvienne, au Mexique, pour des touristes étrangers;   la musique est vraiment universelle.   On a été reçu là comme des rois, avec un service impressionnant.   On aurait des leçons à tirer d'eux pour savoir quoi faire avec nos touristes.   Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils savent s'amuser et amuser.   Playa del Carmen, une place à retenir.

Bien sûr, au Mexique, il y a la pauvreté.   Mais même avec ces gens avec qui on a passé beaucoup plus de temps, on sent cette même vivacité et joie de vivre.   Ici, tout le monde a le droit de s'amuser.   Même si la police est omniprésente, elle n'est pas répressive.


Jueves 4 de junio

Départ pour Chetumal.   Dîner au poisson frais dans un resto au toît de palme à trois mètres du Laguna Bacalar.   Un beau lac aux sept teintes différentes, allant du violet au vert émeraude.   Un autre paysage féérique, mais là, il n'y a plus de touristes.   Dodo à Chetumal et vendredi, on passe à une autre étape, un autre pays :  le Bélize.


Friday 5th of June

Vous en voulez du contraste ?   Ici on en a.   On vous parle en miles et en anglais.   Pourtant, on s'en venait bien avec l'espagnol !   Au Bélize, on vous reçoit avec un "hey brother !!"   À la frontière, c'est moins compliqué:  un brother vous prend en parrainage et vous fait faire toutes les étapes et puis vous réclame 20$BZE pour le travail qu'il a fait.   Première constatation :   une route est asphaltée sommairement (heureusement c'est celle qu'on prend).   Sans balise, sans indication, il faut tout deviner et le CAA nous laisse seuls à partir de maintenant.   On se rend à Belize City qui a déjà été la capitale.   Pour souper, nous avons mangé des hot-dogs sur le coin de la rue la plus sale de la ville, la plus sale et la plus désorganisée qu'on ait vue jusqu'à maintenant.   La pire de nos ruelles est plus belle et plus propre que la rue principale de cette ville.   Et le consulat canadien y est !!

On se fait aborder dans la rue avec un :  "Hey brother, what can I do for u?"   Et ça finit par :   "Ok. now, what can U do for me...?"   Et ça vient de nous coûter 2$BZE.   Il semble y avoir deux richesses particulières ici :   la canne à sucre et ...  la canne à biss.   Nous avons essayé l'une d'elles, évidemment, il faut tenir compte du diabète de l'un de nous !!!!!   Bélicois-tu Jim !!

Drôle de pays ou tout le monde est sympatique avec nous, même la petite chinoise au dépanneur...


Sabado 6 de junio

Un voyage de différences !   Rien n'est pareil, même la laideur a du charme.   Imaginez la beauté...   ah les femmes !   Nous voilà au Guatémala, l'objectif du voyage.   Nous sommes dans la jungle.   Ça commence par un soixante km d'une route qu'on qualifierait d'impraticable chez nous.   Nomada se fait brasser la cage !   Tout à coup, un moment magique :  une belle rivière de la jungle où les gens se baignent et lavent leur linge, comme dans les films.   On a alors décidé de faire partie du film.   Halucinant comme feeling !   Puis on reprend la route jusqu'à Santa-Elena pour y dormir.   L'hôtel qu'on y trouve ne fait pas partie de nos plus belles trouvailles...   mais enfin !


Domingo 7 de junio

Après notre visite du site archéologique de Palenque au Mexique, aujourd'hui c'était la grande cité maya de Tikal.   Cette fois-ci, les structures qu'on y a vues dataient de 700 av. JC.   Tout un feeling.   Grandes et hautes pyramides à gravir;   l'impression d'être sur le toît du monde, au-dessus de la jungle.   Méditation et silence sont au menu.   Ça, c'est pour la tête et les émotions.   Pour le corps, toute une marche dans la chaleur humide de la jungle.   Le vieux suit encore le jeune jusqu'à maintenant.   Pour le repos, nous avons choisi Flores, une charmante petite ville sur une petite île.   Nous nous y installons pour trois nuits.   Un vrai coin de paradis.   Un peu plus cher, mais nous y reprendrons plus facilement des énergies.   C'est notre première véritable pause du voyage, nous la croyons méritée.

Hasta luego...
Harfang y Pokus     

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