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  Cybermania, Antigua, Guatemala, Centro America
Message transmis le lundi 15 juin 1998, à 18 h 05



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On vient de lire notre 74e message.   Merci beaucoup.   On a l'impression de jouer dans une télésérie suivie par des milliers de spectateurs!!


JOURNAL

Miercoles 10 de junio

Nous quittons notre belle Flores relaxante pour entreprendre un voyage bien spécial qui nous mènera à Rio Dulce.   Pour se rendre, il faut passer par 120 km de route, que dis-je, de sentiers de gravier et de boue à travers la jungle tropicale.   De la poussière plein les yeux et les oreilles.   Nomada ne s'est jamais fait autant brassée, elle est sale d'un bout à l'autre.   Et même à l'intérieur, tout ce que nous y avons est sale, même le pain.   La route est raboteuse et une fois et demi la largeur de Nomada.   Il faut quand même rencontrer camions et autobus sur le bord de ravins!!   Entre 5 et 40 km/h, ça a pris 5 heures pour faire les 120 km.   Une chance qu'on s'est reposé à Flores parce que la journée n'était pas reposante.   En passant Steve, la route au complet nous a pris 6 heures jusqu'à Rio Dulce (nouveau record).


Jueves 11 de junio

RIO DULCE.   Ouais, tout une expérience encore.   Nous sommes allés dîner dans un resto-bar.   On nous a fait part de la programmation de ce qui préoccupe les gens ici : la copa del mundo de futbol!   On a écouté la partie Cameroun-Autriche 1-1.   On nous parle, on nous sourit, on est content que des étrangers prennent la peine de vivre des morceaux de vie (et de fiesta) avec eux.   Au nord, on est malheureusement victime de désinformation.   On nous présente l'Amérique centrale sous un côté qui fait peur et on peut vous dire qu'il y fait bon vivre.   Même qu'à plusieurs reprises, on s'est dit que ça serait bien de s'y installer.   Ici, ma devise "à force de vivre de peu de choses, on finit par manquer de rien" s'applique à la perfection.   Ici, les gens vivent de peu de choses, mais peu de visages tristes.   Ici, même nous, on vit dans l'abondance chez un peuple accueillant et beau...   bon d'accord...   surtout belle!   On s'y sent vraiment bien et à l'aise, surtout que la barrière de la langue diminue à tous les jours.   On est même en train de se dire que le retour risque d'être difficile.   La vie est simple ici et même si le mot stress existe en espagnol, il ne fait pas partie de leur vocabulaire.   Alors, les faiseurs de stress du nord, tenez-vous-le pour dit, nous n'avons pas l'intention de le remettre dans notre vocabulaire courant.   C'est la grâce que nous souhaitons à tous les nordiques qui nous lisent.

Monique, je crois qu'après notre retour, s'il en est un, il faudra garder ce site ouvert pour un petit bout de temps, au cas ou on réussirait à mettre des mots sur tout ce qu'on vit ici.   On vous transmet à peine le quart de ce qu'on vit.   Pour l'instant, on le vit, on le trippe.   En fait, on fait un maudit beau voyage.

Rio Dulce, c'est le Guatémala typique.   Une grande rue étroite, bordée par des dizaines de boutiques, kiosques, restos, autobus, camions, poules, chiens, cochons, vendeurs ambulants...   et une jolie serveuse.


Viernes 12 de junio

Les jours se suivent, mais aucun ne se ressemble!   Aujourd'hui on a encore découvert quelque chose qu'on réussit à peine à mettre en mot.   Alors qu'au Québec on croit vivre dans l'abondance, nous c'est ici dans la simplicité qu'on l'a trouve.   On se fait berner par des politiciens qui essaient de vendre le Canada comme étant un pays où on a le niveau de vie le plus élevé au monde.   On a peut-être le niveau élevé mais ici, on ne s'est jamais senti aussi vivant et conscient de l'être.

Aujourd'hui, excursion à LIVINGSTON.   La seule façon de s'y rendre, c'est par l'eau.   Ne reculant devant rien, nous avons pris un taxiboat.   Wow!   Les paysages qu'on y a vus en passant sur les lagunes en plein coeur de la jungle!   On y a vu des oiseaux exotiques de toutes sortes, mais pas vu de crocodiles.    On s'est baigné dans un endroit où l'eau est sulfureuse et presque bouillante.   Rendu à Livingston, on se croit ailleurs.   Ici, la population est en partie noire et les gens parlent l'espagnol, l'anglais et le créole.   Mais souvent, ils parlent les trois en même temps.   En deux heures, on se fait offrir du pot à quatre reprises, c'est pas un problème ici.   Une fois au port en arrivant, sur la rue en face de la banque, en plein restaurant et à nouveau au port en repartant.   Les gens sont assez cool ici...   Au retour, Pokus est descendu du taxi pour faire du ski nautique;   il aimait mieux suivre en arrière.


Sabado 13 de junio

Aujourd'hui, des adieux émouvants à Rio Dulce.   Pokus a fait aller sont charme en espagnol et ça a marché...   Finalement, sans carte et au pif, on arrive à GUATEMALA LA CIUDAD ou Guatemala City pour ceux qui ne sont malheureusement que biligues.   Nous sommes ici au point géographiquement le plus éloigné du Québec, après 8500 km.   Une grosse ville de deux millions d'habitants à 1500 mètres d'altitude.   Nomada était essoufflée.


Domingo 14 de junio

Avant de partir de la capitale, on va marcher sur une des rues commerciales.   Partout sur les trottoirs, en avant des autres commerces, des centaines et des centaines de mini-commerces ambulants qui apparaissent le matin et disparaissent le soir sur des petits chariots à travers les rues.   Journée de magasinage.

Avant d'arriver ici, on voyait des gardes armés dans les banques seulement.   Les portes sont barrées et ce sont eux qui nous ouvrent avec le sourire.   Ici, il y en a en prime dans certains restaurants et magasins, mais toujours sympatiques.   En après-midi, on quitte pour Antigua.   La route passe par-dessus une immense montagne, toute une ascension et quelle descente...   ouf!

ANTIGUA.   N'étant pas capables de décrire nous-mêmes ce qu'on ressent, on va passer par le site Lonely Planet :   "...is among the oldest and most beautiful cities in Americas."   Et voilà.   Une ville qui ressemble un peu à Campeche, sauf qu'au lieu d'être entourée d'une forteresse, elle est entourée d'une chaîne de volcans tellement hauts qu'ils se perdent dans les nuages.   Toutes les maisons sont collées sur le trottoir, mais vous devriez voir les cours intérieures, d'une beauté difficile à imaginer.   Même à l'hôtel où nous sommes, la cour est toute petite mais combien calme et apaisante.   On n'a pas vraiment remarqué les gars ici, mais les filles...   el paraiso del soltero!   À Antigua, qui a déjà été la capitale du Guatémala, on retrouve des patrouilles de l'ONU et quelques militaires armés qui prennent leur marche, j'imagine.   C'est la paix qu'on sent ici partout.   Ils doivent vouloir la garder.


Lunes 15 de junio

Aujourd'hui, jour de lavage et d'internet.   On va également marcher, kodak en main, pour capter les beautés qu'on peut photographier.   Pour ceux qui attendent des téléphones, ne vous inquiétez pas, c'est que ça semble difficile ici.   Dès qu'on aura une chance, on le fera.


Hasta luego
Harfang y Pokus

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